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Choisir le freelancing sans passer par un job salarié – Bilan d’1 an d’exploration

Choisir le freelancing sans passer par un job salarié - Bilan d’1 an d’exploration

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En janvier dernier, je me lançais en freelance sans passer par un job salarié, après une année 2018 extrêmement riche en nouvelles expériences.

Dans quelques heures, je m’envole pour Buenos Aires pour tester grandeur nature la vie de digital nomad

Entre temps, de l’eau a coulé sous les ponts et je souhaite vous partager mon retour d’expérience sur cette première année en toute indépendance

Plongée dans le grand bain plus rapide que prévue 

Nous sommes le 5 janvier 2019. Je viens de quitter l’équipe marketing de crème de la crème après 7 mois, et j’ai décidé de me lancer à mon compte, en freelance.

A ce moment-là : 

  • J’ai encore peu travaillé mon positionnement et mon offre, mes objectifs et mon plan d’actions.
  • Je souhaite consacrer mon mois de janvier à ce sujet
  • Je suis pleine d’ambition quant à mon organisation. J’organise mon agenda de façon à conserver chaque semaine au moins 30% de mon temps pour me former et pour travailler mon personal branding. Le suite révélera que ça n’a pas été si simple 😉 

Finalement, je vais signer un 1er devis très vite, 7 jours après m’être lancée exactement. Derrière, les missions s’enchaînent assez bien. 

Ce bilan a été l’occasion de mettre à jour un tableau Google Sheet répertoriant mes clients et missions. Celui que j’ai tant soigné les deux premiers mois. Celui que j’ai tant délaissé les mois suivants…!

Commençons donc par un bilan chiffré de mon année 2019. Au total, sur les 11 derniers mois, je compte : 

  • 13 clients
  • 180 jours facturés
  • 2×4 jours de “vrai” repos
  • Trop peu de jours sur l’administratif
  • Au moins 800 cafés ?

Rentrons à présent un peu dans le détail. Je vous parlerai ici de : 

  • 4 actions que j’ai mises en place, celles qui m’ont été les plus utiles
  • 4 autres conseils que je donnerais à une personne qui se lance
  • mes 3 objectifs pour 2020 – car je suis persuadée que le fait de vous les partager double ma chance de les atteindre 😉 

Les 4 actions qui m’ont apporté des missions

Cette année, je n’ai jamais eu à prospecter “à l’ancienne” : en démarchant de potentielles cibles. En revanche, j’ai mis en place certaines actions. Chacune, j’en suis sûre, m’ont soit, directement ou indirectement apporté des clients, soit, permis de m‘épanouir dans ce mode de vie. 

Voici celles que je conseillerais à une personne qui se lance, et la façon dont je les ai mises en place. 

1. Rencontrer des freelances plus seniors qui proposent des services proches des miens 

Pourquoi ? Quand je commence, ça me paraît être le meilleur moyen d’avoir les bonnes pratiques du secteur. 

Comment ? Je contacte des freelances par message privé sur LinkedIn, après les avoir repérés sur Malt ou LinkedIn. 

Voici l’un des 1ers messages que j’ai pu envoyer. Aujourd’hui, je formulerai ma demande autrement. Mais j’ai bien fait de contacter Jade : notre déjeuner sera le point de départ d’une collaboration sur 3 projets différents entre janvier et mai. 

message prive jade linkedin

Bilan ? Je ne peux que vous le recommander. Au pire (mais ça ne m’est jamais arrivé), vous vous ennuyez pendant 1 h. Au mieux, vous passez un bon moment et en ressortez avec des conseils voire des pistes de collaboration.

2. Lister les formations que je souhaite faire et foncer

Pourquoi ? Personnellement, j’ai besoin d’apprendre, tout le temps. Être en freelance vous permet de garder du temps pour ça, alors il serait dommage de s’en priver ! 

Comment ? En m’écoutant, en fouillant sur Internet et en suivant les conseils des plus expérimentés.

Au début de l’année, j’ai deux objectifs : 

  • Apprendre à utiliser efficacement les outils de marketing automation et me perfectionner sur la méthode Inbound Marketing, en suivant les formations de la Hubspot Academy notamment.
  • Me perfectionner en référencement naturel, notamment sur les aspects techniques, que je ne connais pas du tout. 

Bilan ? Je suis deux formations Hubspot et une formation en référencement (sur les bons conseils de Julien Callaou). Les trois m’ont beaucoup appris. 

En revanche, j’aurais aimé être plus régulière sur le temps que j’y ai passé. Et que mes projets clients ne viennent pas empiéter sur ce temps-là. 

Donc si la formation est un point qui vous tient à coeur, imposez-vous impérativement un temps mensuel dédié.

3. Aller à des conférences sur des sujets qui me passionnent 

Pourquoi ? N’étant pas, à priori, une reine du networking, ça me paraît le moyen le plus agréable de me faire un réseau sans trop d’efforts. 

Comment ? Principalement en m’inscrivant à des événements via Facebook sur des sujets qui me passionnent : l’écologie, le futur du travail, le freelancing.

L’avantage ? Facebook comprend très vite les thématiques qui vous intéressent et vous montre tous les événements en lien. Et sur Paris, il y en a ÉNORMÉMENT

Bilan ? Honnêtement, j’ai parfois dû me faire violence pour m’y rendre et j’en ai raté certains. Entre un événement pro où vous devez être prêt.e à pitcher en 30 secondes votre activité et un apéro entre copains, le choix a parfois été compliqué ;).

Mais après chaque événement auquel je me suis rendue, je suis ressortie avec tant d’informations et d’inspirations pour la suite… ça vaut vraiment le coup ! 

Par ailleurs, c’est l’un des moyens de se sentir moins seul.e en freelance, chose qui peut arriver plus vite qu’on ne le pense.

4. Etre active sur LinkedIn

Pourquoi ? Le potentiel de LinkedIn en terme de visibilité est énorme. Du jour au lendemain, vous pouvez passer d’un post vu par vos trois collègues à un post visible par 30 000 personnes. C’est selon moi LE réseau à travailler lorsque l’on est freelance. 

Comment ? En partageant du contenu régulièrement. Qu’il s’agisse de votre propre contenu ou d’un contenu extérieur qui peut intéresser votre réseau, soyez généreux dans la valeur que vous apportez. 

Bilan ? Mon 1er client m’a contacté car mon bilan 2018 lui avait plu. Le 3ème car l’un de ses contacts avait liké un de mes posts. Conclusion : c’est de la visibilité facile, mais cela demande une certaine régularité (que je n’ai pas toujours eu!). J’en suis convaincue : ceux qui feront l’effort se démarqueront.

Mes 4 conseils à celui ou celle qui se lance 

Même si je n’ai pas (encore) tout appliqué moi-même, j’ai appris beaucoup cette année à travers des lectures, des podcasts ou des conférences. Voici donc les 4 conseils que je donnerais à une personne qui se lance. 

1. La liberté du freelance : un idéal à travailler chaque jour

On ne devient pas freelance par hasard. Très souvent, les raisons qui nous poussent sont en lien avec un désir de liberté

Ce que j’ai compris : si vous ne mettez pas en place des actions qui vous permettront de vivre selon votre mode de vie idéal, vous n’y arriverez pas. Du travail, il y en a beaucoup. Si vous ne gardez pas du temps pour vous, personne ne le fera à votre place

2. Le personal branding : l’allié de choc pour sortir du lot

Aujourd’hui, il y a mille façons de travailler sa marque. La plus accessible est de créer du contenu. Trouvez la forme qui vous convient et soyez régulier.e.  

Je ne l’ai pas encore fait suffisamment, me faisant parfois happer par de nouvelles missions. Mais plusieurs parcours de freelances le montrent : ceux qui partagent du contenu régulièrement, en lien avec leur expertise, sortent du lot

3. Se fixer un TJM minimum et s’y tenir

Lorsqu’on se lance, il est tentant de baisser son TJM lors d’une négociation. Surtout lorsqu’on se sent en concurrence avec d’autres freelances. Ce n’est pas la bonne solution. Personnellement, mon client le plus fatiguant cette année (m’envoyant des messages Whatsapp à 5h du matin par exemple…) est celui à qui j’avais fait le meilleur tarif et le même qui m’a payé avec 3 mois de retard. 

Mon conseil : fixez-vous un seuil en dessous duquel vous ne pouvez pas discuter. Définissez ce seuil en fonction d’un plan établi sur l’année : le nombre de jours que vous souhaitez travailler, vos charges courantes et le budget “plaisir” que vous souhaitez atteindre au minimum chaque mois. 

4. Rencontrer d’autres freelances et travailler en groupe 

Que vous choisissiez de rejoindre un collectif de freelances, un espace de coworking ou que vous organisiez des sessions de travail à plusieurs : ne travaillez pas (trop) seul.e. 

Être en groupe a tous les avantages, notamment : faire simplement une pause en rencontrant une nouvelle tête, partager d’éventuelles difficultés, maximiser les chances de trouver des solutions, rester productif à long terme. 

Mes objectifs pour 2020 

Pour finir, je souhaite vous partager très rapidement mes objectifs 2020 : 

  • Expérimenter le mode de vie digital nomad et documenter mon expérience 
  • Ne pas travailler plus de 15 jours par mois pour des clients
  • Publier du contenu régulièrement →  au moins 2 articles et 2 newsletters par mois et cela durant l’année entière
  • Développer mes compétences en gestion de projets 
  • Qu’au moins 50% de mes clients aient des projets qui changent le monde 
  • Dès mon retour à Paris, consacrer une demi-journée par semaine à une association
  • Lancer un podcast sur un sujet qui me passionne depuis toujours → rendez-vous en septembre 2020 ! 

J’espère que cet article vous a plu et que je n’ai pas été trop longue : l’exercice du bilan est assez fastidieux

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