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Ecologie et Digital : mieux communiquer et responsabiliser les entreprises

Ecologie et Digital : mieux communiquer et responsabiliser les entreprises

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En matière d’environnement, les scientifiques tirent depuis un bon moment la sonnette d’alarme. Nous sommes de plus en plus nombreux à nous demander comment adapter nos comportements afin de réduire notre impact négatif sur la planète.

Malgré cela, une part de nous a l’impression que le système qui nous gouverne est bien trop fort, puissant et installé pour laisser place à de vraies réformes écologiques.

Pourtant, de plus en plus d’acteurs, qu’ils soient entrepreneurs, politiques ou intellectuels, passent à l’action et tentent de faire émerger des solutions alternatives plus écologiques.

Les lire, les écouter et les rencontrer m’a amené, ces derniers temps, à me poser différentes questions :

  • Quel est le déclic qui les a poussé à opérer ce changement ?
  • Pourquoi n’avons nous plus le temps d’attendre pour agir et communiquer sur ces problématiques ?
  • Le digital peut-il aider ces causes et comment ?
  • En quoi les entreprises sont responsables de leur impact sur l’environnement ?
  • Comment mieux communiquer face à des populations qui ne se sentent pas concernées ?

A l’occasion des 50 millions d’arbres plantés par le moteur de recherche Ecosia, je souhaite vous partager quelques réflexions qui me tiennent à coeur sur le sujet.

Christian Kroll, fondateur d’Ecosia, à la Recyclerie

La nécessité de la peur pour guider l’espoir

Nous avons tous vu passer des vidéos de la jeune suédoise engagée Greta Thunberg. Du haut de ses 16 ans, elle n’hésite pas à interpeler les dirigeants du monde pour les alerter sur les menaces qui pèsent sur l’environnement. Lors du Forum de Davos, elle prononçait cette phrase extrêmement forte :

« Je ne veux pas de votre espoir, je veux que vous paniquiez ».

Comment communiquer pour sensibiliser la population à la cause environnementale aujourd’hui ? Quels mécanismes cognitifs entrent en jeu ? Faut-il faire privilégier l’espoir ou plutôt de la peur ?

A ce propos, lundi dernier à La RecyclerieInez Leonarduzzi, CEO de Digital for the Planet, partageait une réflexion intéressante :

« Nicolas Hulot n’a jamais été aussi efficace qu’au moment de sa démission ».

En effet, en apprenant la nouvelle, les citoyens ont pris peur : si l’homme, sensé être le plus écologique du gouvernement abandonne, la situation doit être grave. Et contre toute attente, sa démission a donné suite à beaucoup de débats et de nouvelles prises de conscience.

La peur n’empêche pas l’espoir

Alors, je pense que Greta doit avoir raison. La peur est probablement un passage obligé du processus de prise de conscience. Et nous devons en tenir compte lorsque l’on communique sur l’écologie.

Néanmoins, je pense que la peur n’empêche pas l’espoir. Pour toute action, l’espoir reste le principal moteur.

A ce propos, Rob Hopkins disait qu’il oscillait toujours entre l’espoir et le désespoir. La réponse est sûrement dans cette nuance.

Le digital au service de la planète

Je suis convaincue que les entreprises d’aujourd’hui doivent nécessairement se poser la question de leur impact environnemental. Dans ce contexte, le digital a une carte importante à jouer.

Pour l’exemple, le principe du moteur de recherche Ecosia est simple : tous les bénéfices sont utilisés pour soutenir des projets de reforestation dans différents pays.

Dans ce cas précis, le digital sert directement la cause écologique.

Déjà, grâce aux 70 millions de visiteurs annuels d’Ecosia, 1 arbre est planté chaque seconde. Sans oublier l’impact sur les économies locales.

Mais le plus intéressant dans ce système est sans doute que l’écologie vient prendre place dans le quotidien de ces visiteurs. En cela, l’influence de la plateforme est très puissante.

Les consciences écologiques ne naîtront pas du jour au lendemain, mais bien grâce à de telles initiatives, qui s’intègrent dans leur environnement et leurs habitudes.

La dimension Internet

Julien Vidal, fondateur du projet de passage à l’action Ca commence par moi, nous confie qu’Internet lui a permis de tenir sa première bonne résolution.

Depuis, son site web attire plus d’1 million de visiteurs par an. Il vous permet d’intégrer dans votre vie de nouvelles actions à impact positif sur l’environnement. Simplement. (Et si vous vous y mettiez ? 😉)

Julien nous parle d’Internet comme d’un outil à l’image de l’homme :

« Cela permet de propager une information à la vitesse de la lumière mais aussi de produire la pollution de tout le transfert aérien ».

Comment responsabiliser nos usages ?

A titre personnel, je ne crois plus, comme Greta, que le changement viendra des grands dirigeants politiques.

Il revient donc à la société civile -et en France, à ses 2414 entreprises- de prendre ses responsabilités et d’agir.

L’Homme, acteur responsable de l’entreprise

A la MaddyKeynote du 31 janvier, sur le thème 2084, Joséphine Goube, la fondatrice de Techfugees, disait cette phrase si juste :

« La tech n’est qu’un moyen, n’attendez pas la machine qui nous fera découvrir l’éthique. On peut décider aujourd’hui de faire de l’éthique dans la tech. »

S’il n’y avait qu’une phrase à retenir, ça serait sans doute celle-ci.

Pourquoi ?

Car elle nous rappelle que l’entreprise n’est pas une entité abstraite, qui s’organiserait selon des règles inamovibles. L’entreprise est gouvernée par des Hommes. Ce sont eux qui font et refont les entreprises, qui construisent le monde de demain. Aujourd’hui, toutes les entreprises devraient intégrer une logique environnementale à leur modèle.

Les décisions peuvent être prises. Plus facilement que ce que l’on peut imaginer. Se souvenir de cela est pour moi un vrai facteur d’espoir.

Il suffit de décider de changer

Cette logique est exactement la même qu’en matière de transformation digitale des entreprises. Dans un monde du travail qui change, les entreprises qui veulent attirer les talents de demain doivent s’adapter et opérer leur réorganisation. Pour révolutionner le modèle dans les grands groupes, particulièrement rigides, il suffit qu’une poignée d’Hommes décident d’opérer cette transformation.

Repenser nos manières de communiquer

Concernant la façon dont on communique sur la cause écologique, deux choses me paraissent intéressantes.

D’une part, pour sensibiliser plus de monde aux problématiques environnementales, je pense qu’il est important de partager les aventures entrepreneuriales de projets comme Ecosia. Partager les parcours de ces entrepreneurs qui pensent à demain et s’inspirer de leur modèle.

Il faut diffuser l’idée que nous pouvons à la fois faire fonctionner une entreprise, rémunérer ses salariés et agir pour l’environnement.

De plus, bien utilisé, Internet peut apporter une visibilité immense à ces projets, et en encourager de nouveaux.

Porter la cause écologique auprès de tous

D’autre part, nous devons réfléchir à la façon dont nous communiquons avec des classes de la population qui ne se sentent pas concernées par ces sujets.

En participant à des évènements sur la thématique environnementale, je m’aperçois que la grande majorité du public est averti, éduqué, et déjà convaincu.

Nous pouvons en tirer deux constats :

• Ce sont des sujets qui n’intéressent encore qu’une petite partie, non représentative de la population globale en France

• Nous ne savons pas communiquer efficacement auprès de tous sur ces thématiques

C’est un vaste sujet auquel je vais continuer de m’intéresser. Si vous réfléchissez également à cette problématique de communication environnementale, je serais ravie que l’on en discute !

Une chose est sûre : nous n’avons pas fini d’en entendre parler.

N’hésitez pas à partager votre avis en commentaire 👊

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